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Grève
à France Télécom le 07/09/2004
Suite
au désengagement de l'Etat dans le capital de France Télécom
(passage en dessous de 50%), tous les syndicats ont appelé à une journée
de grève.
En Auvergne le taux de grévistes s'est situé à 32,1 %, pour une moyenne
nationale de 18,3%.
Un rassemblement s'est tenu devant la devant la Direction Régionale, ainsi
qu'une rencontre avec le DRH.
La CFDT a déclaré que même si le désengagement de l'Etat dans le capital
de France Télécom relevait d'une décision du gouvernement,
les dirigeants de France Télécom sont en parfait accord
avec cette décision. La CFDT craint qu'un Etat moins fort dans le capital
de France Télécom n'accélère les suppressions d'emplois
et que les réorganisations fragilisent encore plus la situation financière
de l'entreprise, et compromettent l'avenir des infrastructures et leur
entretien ...
Communiqué
de la fédération qui a suivi cette action :
Paris
le 7 septembre 2004
COMMUNIQUE
DE PRESSE
DE LA FEDERATION UNIFIEE DES POSTES ET DES
TELECOMMUNICATIONS CFDT
GREVE
A FRANCE TELECOM
Le
message des salariés doit être entendu
Malgré
un délai très court, moins de six jours après l'annonce
brutale de la privatisation de France Telecom, 20 % des salariés
ont répondu à l'appel des organisations syndicales et fait
grève aujourd'hui 7 septembre.
Au delà
de ce chiffre de grévistes, l'inquiétude d'une majorité
de salariés demeure importante.
Le Gouvernement
et l'entreprise doivent apporter sans attendre des réponses aux
questions posées au nom du personnel par la CFDT.
Jusqu'où ira l'Etat dans sa vente du capital de l'entreprise ?
Et quel sera l'actionnaire pivot qui garantira l'unité du groupe
et la cohérence de sa stratégie industrielle ?
Quelle politique de l'emploi et des conditions de travail pour les salarié
? La CFDT demande l'ouverture de négociaitons immédiates
afin que le personnel soit placé au coeur des préocupations
de l'entreprise.
Quelle politique d'aménagement du territoire ? Qui pour la CFDT
passe non seulement par la qualité d'un service public accessible
à tous et modernisé notamment dans les services du mobile
et de l'Internet, mais aussi par le maintien d'emplois et d'activités
sur tout le territoire.
La CFDT
déplore l'absence du personnel et de ses représentants en
matière d'information et de consultation sur cette "privatisation
éclair".
Elle dénonce le mépris de l'entreprise à l'égard
des organisations syndicales. France Télécom n'a pas reçu
les organistions syndicales tel que prévu par la loi en amont de
la grève.
Elle a tout fait pour minimiser l'ampleur de cette journée de mobilisation.
Elle cherche à minorer les chiffres alors que manifestement il
y a eu des pointes jusqu'à 40 % par endroit.
La CFDT
appelle l'ensemble des salariés à rester mobilisés
dans la nouvelle période qui s'ouvre pour France Télécom.
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