|
Accueil
Dossiers
Juridique
Zoom
Publications
Chiffres-clé
Liens
utiles
UD
CFDT 63
Maison du Peuple
Place de la Liberté
63000 Clermont-Ferrand
Tel 04 73 31 90 80
Fax 04 73 31 90 84
ud-cfdt.63@wanadoo.fr
|
L'urgente
réforme de l'assurance maladie
Des demandes
de santé en forte croissance, des inégalités persistantes
et un déficit insupportable menacent sérieusement l'état
de santé de l'assurance maladie. Les dépenses de santé,
en forte croissance depuis 40 ans, font encore un bond : selon le bilan
annuel des comptes de la santé en 2002, la consommation médicale
progresse de 0,13 % et atteint 9,13 % du Produit Intérieur Brut
(PIB). Les français vivent plus vieux et mieux ! Revers de la médaille
: les besoins en santé ne cessent de croître. Les mêmes
causes démographiques (papy boom et augmentation de l'espérance
de vie) qui appelaient la réforme des retraites pèsent aussi
sur l'assurance maladie.
Sur l'ensemble
des dépenses de santé, près de 76% sont couverts
par la sociale, 12% par les complémentaires et 11 % directement
par les ménages. Cette moyenne prise en charge, satisfaisante au
premier abord, masque des insuffisances qui interdisent à une partie
de la population d'avoir un plein accès aux soins. Pauvre et mal
couvert, riche et bien couvert, c'est malheureusement vrai :
- 18,2% des chômeurs sont sans couverture complémentaire
- par catégorie professionnelle, ce sont les employés du
commerce et les ouvriers non qualifiés qui sont les moins couverts.
Respectivement 17% et 13% d'entre eux n'ont pas de complémentaire
- par tranche d'âge, ce sont les jeunes de 20 à 29 ans (19%)
et les personnes de plus de 80 ans (18%) qui ne sont pas couverts.
Or, sans régime complémentaire, il est impossible de se
soigner correctement.

Le gouvernement et la réforme
L'action engagée par le gouvernement porte sur des modifications
de fond, à travers plusieurs textes législatifs en préparation
:
- la loi annuelle de financement de la sécurité sociale
(septembre 2003)
- un projet de loi de santé publique
- la création d'un " Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance
maladie ", chargé d'établir un diagnostic. Il comprend
les principales organisations intervenant dans le domaine de la santé
ainsi que des experts indépendants. Les partenaires sociaux, des
organisations de professionnels libéraux, des représentants
des établissements de santé, des trois familles d'organismes
complémentaires, des députés et sénateurs
composeront cette instance. Puis des groupes de travail pnt été
appelés à explorer les différentes pistes d'évolution
du système. A l'instar du COR (Comité d'Orientation des
Retraites), le Haut Conseil restera une instance pérenne de diagnostic,
d'étude, d'évaluation mais ne sera jamais une instance de
concertation ou de négociation. L'objectif du gouvernement est
de terminer les phases de concertation avant l'été 2004
pour que les décisions soient prises en parallèle de la
loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2005.
Voir
le rapport du Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie
- le plan Hôpital 2007 déjà engagé.
Le Ministre de la santé a précisé qu'il rejetait
aussi bien la privatisation que l'étatisation.

Pour
la CFDT, trois principes sont indissociables
- l'universalité de l'accès aux soins
- un financement solidaire et socialisé
- le choix de l'assurance sociale
Pour la CFDT,
rénover l'assurance sociale, c'est réaliser deux objectifs
:
- améliorer la couverture maladie par une meilleure garantie de
soins
- renforcer les responsabilités des partenaires sociaux
Améliorer
la couverture maladie par une meilleure garantie de soins
Trop de citoyens ne se soignent pas à cause d'une couverture insuffisante.
C'est pourquoi la CFDT défend une garantie de soins
- qui permette une couverture complète des soins utiles et indispensables
- qui vise à organiser les soins autour des besoins des patients
- qui assure des soins de qualité.
- des améliorations qui passent pas la généralisation
de la complémentaire santé.
Renforcer
les responsabilités des partenaires sociaux
Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire de clarifier les
rôles de l'Etat, de l'assurance maladie et des professionnels de
santé. L'Etat
a pour mission de définir les politiques de santé et les
moyens qui y sont consacrés. Il doit déléguer la
gestion de l'assurance sociale à l'assurance maladie. Les professionnels
de santé doivent prendre toute leur place dans la régulation
du système.
La question du déficit
La CFDT ne cautionnera pas des mesures de déremboursement et privilégiera
la recherche de nouvelles recettes. Elle soutiendra une proposition d'augmentation
de la CSG si elle s'accompagne rapidement d'une perspective de réforme
sérieuse et ambitieuse de la régulation du système
permettant aux cotisants-patients d'en mesurer les effets positifs.
La coopération entre les assurances
maladies obligatoires et complémentaires
Cette proposition rencontre l'opposition aussi bien des libéraux
que des étatistes. Les premiers ne souhaitent pas voir se développer
cette coopération car ils préconisent au contraire une séparation
des interventions dans les remboursements (le dentaire, l'optique, les
prothèses seraient pour eux du ressort des complémentaires).
Les second appellent à une " sécu à 100% "
au nom d'une sécurité sociale qui n'a jamais existé
car n'a jamais été en capacité de rembourser l'intégralité
des besoins de soins.

|